Sciences et santé
Un Belge sur quatre souffre de troubles du sommeil
29/10/2008 06:26
Presque un Belge sur quatre souffre de troubles du sommeil. La proportion est importante. Mais le plus notable est que la plupart d'entre eux ne se font pas soigner, alors que ces troubles peuvent avoir de sérieuses incidences sur la santé physique et psychique.
Vingt-trois pour cent des Belges, soit environ un Belge sur quatre, souffrent de troubles du sommeil, qui sont parfois si graves qu'ils ont un impact négatif sur leur comportement durant la journée, selon une enquête réalisée par le bureau Ipsos. La moitié des personnes qui éprouvent un problème de ce type ne se fait pas soigner, alors que les troubles du sommeil peuvent se révéler néfastes pour la santé dans certains cas graves, avertissent les chercheurs.
Eprouver des difficultés à s'endormir ou à se rendormir, se réveiller trop tôt ou simplement dormir trop peu d'heures sont les situations les plus fréquemment citées. Les personnes qui y sont confrontées au moins trois fois par semaine au cours d'une période de six mois souffrent de troubles du sommeil.
"L'enquête Ipsos, menée auprès de 967 personnes, révèle que 23% des Belges ont ce type de problèmes et que ceux-ci ont une influence sur leur fonctionnement durant la journée", affirme Elke De Valck, professeur à la VUB. "Il s'agit principalement de personnes âgées de 45 ans et plus, surtout des 50 ans et plus. Les personnes qui sont en couple sont moins sensibles aux problèmes de sommeil, les célibataires encore moins mais les personnes divorcées en souffrent plus. En général, il apparaît que 68% des personnes avec des troubles du sommeil sont des femmes, ce qui est tout de même notable".
Selon l'étude, 56% des personnes interrogées et qui éprouvent des problèmes de sommeil ne font rien pour y remédier. "C'est préoccupant car le lien entre troubles du sommeil et problèmes de santé est réel", insiste le professeur De Valck. "Il est ainsi connu qu'une insomnie chronique peut mener à la dépression et à d'autres problèmes psychologiques et physiques".
Les personnes qui suivent un traitement optent, dans la moitié des cas, pour des médicaments prescrits par leur médecin. "Alors que 50 à 60% des Belges pensent que les somnifères présentent un risque d'assuétude, qu'ils n'ont pas d'effet ou qu'ils perdent de leur efficacité avec le temps", ajoute encore Elke De Valck.
Les troubles du sommeil peuvent toutefois être traités autrement, selon le professeur Poirrier du CHU de Liège. "L'importance d'une bonne hygiène de vie n'est pas à sous-estimer. D'autre part, dans les cas les plus graves, une thérapie cognitive comportementale de groupe peut éclairer les comportements", explique-t-il. "En ce qui concerne les somnifères, il y a les benzodiazépines, bien connues, mais depuis peu, il existe aussi un médicament qui imite la diffusion naturelle d'hormone dans le cerveau".
LeVif.be, avec Belga



