vendredi 25 juin 2010 à 13h51
« Les francophones ont fait le jeu de la N-VA »
Non, les Flamands ne sont pas responsables de la crise. Wallons et Bruxellois ne doivent pas unir leurs destins. Philippe Destatte, le directeur de l'Institut Jules Destrée, s'inscrit à rebours du discours dominant.

Philippe Destatte, directeur de l’Institut Jules Destrée. © F. Pauwels
Il n'y a pas de Belges, mais des Wallons et des Flamands », écrivait Jules Destrée, dans une lettre au roi, en 1912. Un siècle plus tard, le portrait du député socialiste orne le premier étage du centre de recherche qui porte son nom, à Namur. « Un tableau réalisé par Isidore Opsomer, un peintre anversois, portraitiste officiel d'Albert Ier », sourit Philippe Destatte, auteur d'un ouvrage de référence sur l'histoire récente de la Belgique (1), rédigé en collaboration avec Marnix Beyen, de l'université d'Anvers. « La preuve qu'un Wallon et un Flamand peuvent très bien travailler ensemble », glisse-t-il. Interview.
Le Vif/L'Express : En Flandre, les nationalistes totalisent désormais près de 50 % des voix. Les francophones doivent-ils trembler ?
Philippe Destatte : Je ne pense pas. La N-VA mord sur l'électorat du Vlaams Belang. Que l'extrême droite flamande s'affaisse, c'est plutôt une bonne nouvelle pour les Wallons.
Vous ne décelez pas, dans le discours de la N-VA, de l'agressivitéà l'égard des Wallons ?
A l'époque où le nationalisme flamand était incarné par la Volksunie, certains partis wallons discutaient avec ses représentants. L'acquis du fédéralisme belge, c'est cette tradition du dialogue, en amont de la réforme de l'Etat. Le Rassemblement wallon y a beaucoup aidé. Un peu comme la Volksunie, ce parti comprenait des personnalités très diverses, des gens qu'on a retrouvés ensuite dans d'autres partis, comme Jean Gol, Etienne Knoops, François Perin chez les libéraux, Yves de Wasseige au PS, Paul Lannoye chez Ecolo, ou encore Paul-Henry Gendebien chez les sociaux-chrétiens...
Les responsables du Rassemblement wallon et de la Volksunie se parlaient. En 1975, le sénateur Lode Claes (VU) et le ministre Robert Moreau (RW) ont élaboré ensemble un projet complet pour régler le contentieux communautaire. Ces discussions ont préparé le terrain pour les autres partis, et ont permis d'aboutir à des accords sur les principes du fédéralisme.
Vous reprochez aux francophones d'avoir abandonné cette tradition de dialogue avec les nationalistes flamands ?
Ce qui me frappe, c'est qu'on attribue souvent tous les torts à Bart De Wever (N-VA) et à Alexander De Croo (Open VLD). On oublie que les francophones ont défendu des positions inacceptables aux yeux des Flamands. Leur exigence d'élargir Bruxelles et de revoir le tracé de la frontière linguistique remet en cause tout ce qui a été négocié depuis 1889, c'est-à-dire depuis le moment où on a commencéà territorialiser la réforme de l'Etat. En 1889, la loi sur l'utilisation du flamand en matière répressive prévoit que, dans certaines communes, les Flamands pourront utiliser leur langue en justice. A partir de cette date-là, on va dire : à Gand, à Termonde, à Courtrai, on parle le flamand. Pour la première fois, on trace la frontière linguistique. Depuis 1889, on peut donc dire « Je vis en Flandre » ou « Je vis en Wallonie ». La deuxième étape importante, c'est le compromis des Belges, en 1929.
Que prévoit ce compromis ?
Sur le territoire flamand, on parle le néerlandais. Sur le territoire wallon, on parle le français. Et à Bruxelles, on est dans une logique bilingue. Ce compromis des Belges, signé par Camille Huysmans et Jules Destrée, est en réalité le compromis des socialistes belges. Mais les autres partis vont suivre. Formulé autrement, ce compromis dit ceci : on arrête de franciser la Flandre et de flamandiser la Wallonie. A l'époque, il existait cette crainte que les ouvriers flamands, de plus en plus nombreux en Wallonie, finissent par y imposer leur langue.
Les nouveaux arrivés hissaient des drapeaux flamands dans des communes sidérurgiques ou minières. Ils venaient avec leur curé, organisaient des messes en flamand. De plus, la loi sur l'enseignement autorisait l'ouverture d'une école en néerlandais partout où un certain nombre de pères de famille le demandaient. Vous pouviez avoir des écoles flamandes à La Louvière ou à Seraing... Les lois linguistiques des années 1930 vont mettre fin àça, et consacrer le principe de territorialité linguistique.
Vouloir élargir Bruxelles, c'est remettre en cause ce « compromis des Belges » ?
Mais oui ! A part deux ou trois points litigieux, comme les Fourons, le tracé de la frontière linguistique relevait d'un accord entre Flamands et Wallons. En le remettant en cause, les partis francophones ont fait le jeu de la N-VA.
Joëlle Milquet (CDH), Olivier Maingain (MR-FDF), mais aussi les socialistes Philippe Moureaux et Jean-Claude Marcourt ont plaidé pour un « continuum » entre la Wallonie et Bruxelles. Ce ne sont pas des farfelus...
Le couloir de Rhode-Saint-Genèse, censé relier Bruxelles à la Wallonie, avait déjàété proposé dans les années 1970 par André Lagasse, l'un des fondateurs du FDF. Grâce à l'habileté d'Olivier Maingain, cette idée défendue au départ par une fraction du FDF a été reprise par tout le FDF, puis par l'ensemble du MR, et est aujourd'hui brandie par les quatre partis francophones. Cette évolution m'inquiète. Car elle sape les fondements de la Belgique fédérale, selon lesquels les quatre régions linguistiques - Flandre, Wallonie, Bruxelles, Communauté germanophone - doivent se respecter et ne pas chercher à déplacer les frontières à leur avantage. On ne peut mettre en cause l'acquis fédéraliste, construit patiemment et difficilement depuis la fin de xixe siècle, sans risquer de mettre tout l'édifice par terre. L'autre grande erreur des francophones, c'est la façon dont ils ont humilié Yves Leterme...
Leterme n'a pas eu besoin des francophones pour affirmer que le problème BHV serait résolu en « cinq minutes de courage politique ».
Il a commis des maladresses. Mais avouons que, du côté francophone, on s'est payé la tête de Leterme d'une façon scandaleuse, alors que c'était un homme de dialogue. En agissant de la sorte, on a affaibli le CD&V. Et renforcé la N-VA.
Vous vous opposez au rapprochement entre Bruxelles et la Wallonie. En paraphrasant Destrée, vous diriez qu'il n'y a pas de Belges francophones ? Il n'y a que des Wallons et des Bruxellois ?
C'est clair. On le voit constamment.
Wallons et Bruxellois n'ont pas de destin commun ?
Le fédéralisme combine un besoin d'autonomie et un besoin d'association. S'associer entre Wallons et Bruxellois, cela a certainement du sens. Tout comme cela a du sens de s'associer avec les Flamands. Mais chercher à gommer les différences, ce serait une erreur. Les francophones envoient sans cesse ce message : il faut unir la Wallonie et Bruxelles, comme ça, on sera deux contre un, et la Flandre sera perdante. C'est un message nocif. Comment voulez-vous que les Flamands respectent Bruxelles, si on leur dit en même temps qu'on construit une fédération Wallonie-Bruxelles contre eux ? Pour que la Belgique retrouve un équilibre, il faut cesser ce jeu d'alliances entre la Wallonie et Bruxelles. Et répéter ceci : la Région bruxelloise, elle n'est pas francophone, elle est bruxelloise ! L'enseignement doit être régionalisé. Cela permettrait aux écoles bruxelloises de mieux prendre en compte les spécificités liées à l'immigration, et cela aiderait leurs élèves à devenir bilingues.
Dans votre schéma, la Communauté française doit disparaître ?
Oui. La Communauté française a eu une utilité tant que la Région bruxelloise n'existait pas. Aujourd'hui, elle est devenue une machine de guerre contre les Flamands, et un facteur de déstabilisation de la Belgique.
ENTRETIEN : FRANCOIS BRABANT
(1) Un autre pays, 1970-2000, par Marnix Beyen et Philippe Destatte, éditions Le Cri.
Réactions
Mais vous oubliez également que des Belges francophones, il y en a en Flandre sans pour celà être Bruxellois ou Wallons. Aucune revendication de la part de ces gens là mais 'ON' les oublie un peu trop facilement!. Ils sont francophones mais parlent parfaitement le néerlandais et sont donc parfaits bilingues.
Une analyse très pessimiste que je vous engage à découvrir en entier. C'est long mais impressionnant (et donne froid dans le dos): http://blog.marcelsel.com/archive/2010/06/28/deadcalm.html Dead calm (le calme avant la tempête) Le Ring de Michel Field sur LCI, auquel il a bien voulu me convier en tant qu'auteur de Walen Buiten («Valène Bouitant» en France, donc…) a surtout montré à quel point la perception de la Question belge — comme certains appellent déjà notre crise outre Quévrain(1) — change dès qu'on entre en France. Si, en Belgique, le syndrome de Stockholm nous amène à nous demander si, en effet, les Wallons et les Bruxellois ne seraient pas inconsciemment d'horribles impérialistes qui empêchent les pauvres Flamands opprimés de vivre normalement, en France, quand Luc Van Der Kelen (Het Laatste Nieuws) compare «les Francophones», ou même «les Bruxellois» à de (méchants ?) Israéliens qui coloniseraient la (gentille ?) «Flandre-Palestine», il heurte tout le monde, et de front ! Vers la fin du débat, j'ai précisé à sa décharge : «Luc Van Der Kelen est un modéré». Qu'avais-je dit là ! En sortant du studio, quelqu'un m'a glissé : «si c'est ça, un modéré, votre pays est fichu !» C'est probablement vrai. Toujours est-il qu'en Belgique, on m'aurait dit : «mais oué hein, c'est un modéré, ket ! Avec lui, tu sais discuter !» Et comme je suis belge, donc adepte de la Méthode Coué, et que Luc est un monsieur sympathique, je l'ai retrouvé à la Gare du Nord et on a papoté pendant une demi-heure. C'est comme ça que j'ai compris que les carottes sont probablement cuites, mais que personne n'ose se l'avouer…
Et voilà, les "cerveaux" ( si si c a existe) socialos ont annoncé la couleur . Les Bruxellois ? c' est pas des wallons , forcément ils votent FDF/PR , les étrangers qui sont installés à Bruxelles votent socialos , par intérêt et pour préserver tout un tas de passe droit et d avantages.,les autres comme ils refusent de se laisser enc... par Elio et ses sbires qu ils aillent se faire voir.
Ne pas remettre en cause les frontières luinguistiques peu se comprendre. Mais il ne faut pas oublier que cette frontière luinguistique a été déterminée alors que Bruxelles n'était pas encore reconnu comme région à part entière.Or accepté que la région de Bruxelles Capitale soit enclavé dans la région Flamande et qu'en plus Bruxelles devienne la capitale de la Flandre, il y a un non sens frappant. Qu'une région choisisse la capitale d'une autre région pour être sa capitale, laisse entendre de la flandre une certaine volonté d'annexion de Bruxelles. Or si on écoute la NVA : la région de Bruxelles n'existe pas et comme c'est la capitale de la Flandre, il est logique que Bruxelles fasse partie de la région flamande. Je crois que si la future réforme de l'Etat donne plus de compétences aux régions, il faut que Bruxelles se désenclave de la Flandre, sans se lier pour cela à la région Wallone, et garde sa dénomination de capitale fédérale et de capitale de la région de Bruxelles. Il faudra aussi que la Flandre se cherche une autre capitale.
allez donc demander à un Bruxellois de souche ou à un Wallon exilé à Bruxelles pour échapper aux socialistes s'il se sent wallon...
Exact, le plus ridicule, c'est encore hors de Belgique, se présenter comme frankeufeune laissera votre interlocuteur interloqué. Et puis, "Belge francophone", n'est-ce pas plutôt une manière hypocrite de dire Wallon, sans le dire ?
Bravo cher Philippe ! Ils sont tellement rares, ces Wallons qui osent dire tout haut ce que doivent enfin redevenir les relations entre Bruxelles et la Wallonie. Merci donc. Et que des Bruxellois et des Frankeupheunes (même d'origine wallonne ; "francophone" exprime bien à quel point ils sont "dé-wallonisés", ce qui n'est que naturel si l'on n'habite plus dans la "réserve naturelle" où se replient les ploucs wallons, à les lire et entendre) ne comprennent pas, cela n'est nullement pour nous surpendre. Ils sont comme les Français : toujours une guerre en retard. Ils ne comprendront (peut-être) que quand la Belgique sera morte. Merci aussi de tes propos au sujet de la N-VA et de Leterme. Très juste, comme le rappel des accords Moreau-Claes, bien oubliés aujourd'hui par nos petits politicards en noeud pap' et autres pyjamas. Vivement l'indépendance et une cohabitation enfin sereine avec nos voisins, tous nos voisins.
Merci Mr Destatte, je suis parfaitement d'accord avec votre analyse. Mais il existe bel et bien des belges francophones et j'en suis.. Je n'ai pas besoin de communauté française, c'est une aberration de plus ! Je ne me sens nullement concerné par ces guéguerres suscitées en grande partie par les partis wallons. Par contre, elle nous pourrissent la vie au quotidien.
Très bonne analyse de M. Destatte. Y aurait-il du changement dans le discours politique wallon ? Il semble que de plus en plus de personnes voient clair et renoncent à cet affrontement communautaire stérile pour favoriser les Régions. On ne peut à la fois vouloir faire de Bruxelles une Région à part entière et en même temps conserver les communautés. Quel que soit notre avenir, belge, français, indépendance, il nous faut mettre la Wallonie à l'avant-plan, car c'est notre pays, notre identité.
Pauvre Monsieur... Il a tort. Et Le vif l'Express aussi qui lui a donné deux pages pour affirmer ses fantaisies...
Pas d'accord du tout. Il oublie une chose très importante, des dizaines de milliers d'habitants sont des Wallons venus habiter Bruxelles et sa région pour le travail tout simplement. Mon père était de Namur et ma mère de Liège ! Je suis bruxellois mais je n'oublie pas mes origines ! Abandonne Bruxelles à la Flandre est une erreur historique. On connait Bruxelles dans le monde et la Flandre le sait très bien. Quant à Namur, n'en parlons pas !!!
Belle analyse Monsieur Destatte ! Eh oui, chacun chez soi et les vaches seront bien gardées.. Bruxelles est enclavée en Flandre, pas livrée à la Flandre. Gardons nos quatre communautés en l'état et faisons comme nous avons toujours fait, faisons cohabiter toutes ces différences avec la meilleure intelligence !!! Et supprimons la Communauté française devenue inutile, ça nous fera des économies...
Hello mon petit bonhomme,si les flamands pètent les plombs, et si je jeune galopin à fait sauté la baraque c'est pas à cause c'est pas la faute des wallons et encore quoi..... Alors di Rupo comme premier, c'est un 2ème PAPA ....
"Les francophones ont fait le jeu de la N-VA", c'est comme les noirs... s'ils étaient blancs, point de racisme...
En réponse à huybrecht | 25 juin 2010 "Entretemps les sociétés sont taxées à 20/25% après toutes les déductions comme 4x4 de 300ch, villas, bateaux, frais de voyages. Les multi-propriétaires ne sont pratiquement pas taxés. Les traders et les spéculateurs non plus. C'est tellement beau la politique, à pleurer". C'est oublier qu'à l'achat d'un 4x4 on paye la TVA (très élevée en Belgique) et une très solide mise en circulation + une taxe et assurance annuelles également taxée... le fric rentre ! De plus, les 4x4 de 300cv sont rares, ce sont généralement des diesel, enfin, vous en connaissez beaucoup des sociétés belges qui achètent bateaux et villas ? Pour terminer, un millionnaire ça dépense beaucoup et par la même occasion il fait travailler beaucoup de monde, dont peut-être vous ...
Avec des wallons de ce genre, autant livrer immédiatement Bruxelles à la Flandre... Heureusement, on fusille plus pour haute trahison...
Pilouchéri, tu ne connais pas ton histoire. Entre 1929 et 1963 c'était comme tu dis. Mais en 1963 les frontières étaient figées après un recensement et en accord entre les FR et les FL. Entre 1929 et 1963 on voyait que la frontière bougeait systématiquement vers le Nord toutes les x années.
Monsieur Destatte, vous ronronnez n'importe quoi pour préparer le terrain pour votre ami Elio qui bradera la francité pour son hochet de premier ! Il est assez honteux de votre part de vous abaisser à de pareilles pratiques. je ne vous salue pas.
Supprimer les communautés et transférer le pouvoir aux régions serait déjà une amélioration, cela éliminerait aussi quelques parlements et il faut une solution pour les germanophones.
Toujours la mauvaise foi flamande la frontiere linguistique au départ n'était pas une frontière définitive mais pouvait varier au fur et à mesure des recencements mais les flamands ont toujours refusés ceux-ci. Depuis ils la considèrent comme frontière d'état
Même si c'était vrais cela nous avance à quoi?Assez de ces philosophes "je sais tout"mais qui n'ont jamais des résultats. Les Flamands ont posé des exigeances inacceptables, les Wallons n'ont pas pris cela au sérieux. Mais les caisses de l'Etat ne sont pas vides à cause de cela, mais de malgouvernance et de plus de dépenses que de rentrées.A force de ristournes, de primes, d'allocations, de défalqués avant taxes, il ne reste plus rien.Et une fois de plus ce seront "les autres" qui vont payer, L'Etat à vidé toutes les caisses privées, à tout vendu pour le relouer, maintenant il va vider les épargnes des seniors et des retrairés. Vous avez voté PS et revoila les mêmes solutions d'il ya 50 ans. Le PS s'occupe de vous, dépensez, dépensez, à votre retraite il vous donnera 1200€ largement suffisant pour vous acheter une TV.Entretemps les sociétés sont taxées à 20/25% après toutes les déductions comme 4x4 de 300ch, villas, bateaux, frais de voyages. Les multi-propriétaires ne sont pratiquement pas taxés. Les traders et les spéculateurs non plus. C'est tellement beau la politique, à pleurer.
Bon et même si c'était vrai, cela nous avance à quoi?C'est tropo tard pour philosopher; Les Flamands ont posé des exigeances inacceptables, les WallonS ont le tord de ne pas avoir pris la chose au sérieux. Mais ce n'est pas cela qui à vidé les caisses de l'Etat. C'est la mal_gouver nance de tous et du PS en tête. De ça aussi les Flamands en ont assez. Les caisses de l'Etat ne sont pas vides à cause du Fr/NL mais à cause de plus de dépenses que de rentrés.t
Qu'est-ce qu'un wallon?Quel wallon devrons-nous parler entre nous? Les arguments employés par Monsieur Destatte ont un un aspect très moderne : on retient ce qui est favorables aux thèses de l'auteur mais on oublie ce qui les contrdit. Au nom des milliers de francophones de Bruxelles que M.Destatte veut abandonner, merci.
Je reproche à l'interviewer; F Brabant de ne pas signaler à Ph Deslatte que ce ne sont pas les francophones qui ont commencé à rediscuter les accords comunautaires; Ce sont les flamands qui ont exigé la scission de BHV sans concession; C'est suite à ces exigences que Mr Maingain à répondu que dans ce cas, il faudrait élargir Bruxelles/ Les politiciens flamands ont tendance à oublier ce fait Pourquoi les francophones devraient-ils toujours plier aux exigences des flamands, Pourquoi les journalistes francophones ne répondent-ils pas avec la vérité historique au lieu de ne rien répondre et accepter tout ce qu'on leur dit ?
pour ma part j'apprécie cet article, même si selon certains tout ce qui y est écrit n'est pas exact. comme la plupart d'entre nous je suis également descendant de familles NL et FR. Je suis francophone et habite en Flandre. Je suis relativement bon bilingue et met toujours un point d'honneur à converser dans la langue de la personne à qui je m'adresse. Je constate que la plupart des FR ne font que rarement l'effort de parler NL alors que l'inverse est bien plus fréquent. A la longue je peux comprendre que les NL en aient marre. Si nous avions tous fait l'effort d'être bilingues, aucune distinction ne serait possible ou nécessaire, et ce ni en terme de droit du sol ou de droit des gens. Un des lecteurs a fait une remarque concernant le droit du sol qui devrait s'arrêter au droit des gens... j'ai bien peur que dans un futur relativement proche ce raisonnement amène Bruxelles à ne plus être ni FR ni NL ni quoi que ce soit d'encore européen... ;-) ... quelle sera alors notre réaction !
On ne juge pas l'histoire d'une époque avec un regard et une pensée actuelle ,on ne réecris pas l'histoire ce qui était socialement et politiquement conforme il y a 60 ans ne l'est plus aujourd'hui ,ce que l'on pense aujourd'hui ne sera plus conforme dans 50 Y a marre de ces masturbateurs intello ,aussi bien au sujet du Congo que sur les politiques fédérales qui bien souvent portent des sentances doctes sur un époque ou ils étaient encore en couche culotte. Si on ne peut pas toucher aux limites territoriales linguitiques ,bon alors respectons les accords ,mais tous les accords,les facilitées aussi étaient dans cet accord et dans la constitution,or les flammands n'ont de cesse d'en rabotter le contenu a force de décrêts régionaux .Je suppose que c'est de la faute des francophones également,Si il y a eu le décret Peeters et autres coup bas . Je ne dirai rien sur De Wever jusqu'a ce jour il pouvait hurler étant dans l'opposition sauf lors de l'échec flagrant de Le Terme 1 . Maintenant il est au gouvernail voyons comment il s'en tire, lui qui étudie César il doit savoir que la tête du pouvoir peut être une place à risque et que peut être un Brutus plus nationaliste que lui l'attends au tournant
Monsieur DESTATTE déclare à propos du "compromis des belges" : En territoire flamand, on parle flamand, et en territoire wallon, on parle le français. Allez donc à Coo : vous constaterez que le flamand (ou le néerlandais) règne en MAITRE ... en plein coeur des Ardennes !!! Alors, tout à fait d'accord de parler TROIS langues nationales PARTOUT DANS NOTRE PAYS, mais cessons d'être "flamandisés" ! Claude MONNARD / Angleur
d'accord avec tous ces commentaires. Nous vivons aujourd'hui et le droit du sol s'arrête là ou commence le droit des gens. M Destatte fait peu de chose des exactions flamandes d'aujourd'hui, de la manière dont il bafouent les accords d'aujourd'hui! Comme universitaire il devrait nous expliquer par quel hasard une disposition de la constitution est supplantée par une circulaire d'un ministre régional. En parlant de bart de Wever oublie-t-il que le ministre de l'intérieur flamand d'aujourd'hui, celui qui ne nomme pas des bourgmestres élu, est le N° 2 du parti. sans doute n'est-il pas économiste car il saurait combien Bruxelles et sa périphérie sont primordiaux pour l'économie belge. Ne pas s'associer à Bruxelles c'est la l'abandonner à la Flandre... La Wallonie n'aura que ces yeux pour pleurer. Avoir des universitaires qui disent autant d'incongruité en si peu de mot est aussi à pleurer! Pauvre Wallonie! Encore quelqu'un qui n'a pas du beaucoup voyagé!
Plusieurs choses avancées par Monsieur Destatte sont complètement fausses. La frontière linguistique a été tracée en 1963, et fut acceptée par les Francophones à certaines conditions, notamment BHV. Ce sont les Flamands qui remettent en cause les accords qui ont été passés, en demandant constamment de nouvelles réformes et en modifiant la teneur des accords passés. Quant à la structure fédérale, elle date initialement de 1970, pas avant, la constitution n'a quasi pas été modifié avant les grandes réformes, si ce n'est que pour donner le droit de vote aux femmes. Et il y a d'autres inepsies dans son interview. Les communautés résultent d'une demande flamande, surtout pour garder le lien avec les (quelques) Flamands de Bruxelles.
Merci à philippine et phlp16. Il y a encore des gens sensés sur ce site. Contrairement à des jeangodin.... Bien dit : un diplôme universitaire ou une renommée politique ne sont pas preuve d'intelligence ou de connaissance... au contraire.
J'aimerai bien voir la tête de Charles Piqué quand il devra annoncer que "ses copains" les socialistes wallons ont mis un coup de poignard dans le dos des bruxellois.
M. FRANCOIS BRABANT ferait bien de faire son travail de journaliste, càd de commenter les propos qu'il relaie, en interrogeant l'histoire et les faits, avant d'en faire les grands titres de la newsletter de son hebdomadaire / ramassis de sensationnalismes à deux sous.
j'en ai marre. j'en ai marre des généralités employée tant par les journalistes, que par les hommes politiques, des ''chercheurs ou même de plus en plus par les gens de la rue. les flamands ceci, les wallons celà... non, mille fois non. ce chercheur parle de jules Destrée, oui bon c'est vrai que cet homme politique était quelqu'un d'écouté. mais est-ce pour celà qu'il n'avait pas le droit de dire des conneries. on parle des flamands ou des wallons alors qu'il s'agit de personnage politique avec leurs idées propres ou adoptées. J'ai lu dans les commentaires: '' à une certaine époque, les flamands étaient moins bien vu que les turx italiens etc... Désolé de le spécifier mais l'immigration flamande ne date pas de la même époque. Les généralités font que tous les wallons en ce y compris les nouveaux-nés sont responsables des problèmes datant du 19e siècle. et bien je m'insurge contre cette façon de penser. désolé messieurs et mesdames les biens pensants de quelques bords que vous êtes, mais je ne me sens pas responsable des exactions que certain wallons politisés (par qui on se le demande?) ont faites en l'encontre de flamands il y a 60 ans ou plus. moi je vis aujourd'hui avec des amis wallons, bruxellois, flamands (tiens c'est vrai qu'il n'y a pas de germanophone - la langue sans doute) Ma femme est à moitiè flamande par sa mère née à Geel. je suis petit-fils d'un flamand né à Charleroi et de l'autre côté d'une grand-mère francophone de Wervicq. Devrais-je un jour sortir un passeport pour allez dire bonjour à mes cousins? Maintenat, mon avis de simple citoyen bilinguisons le pays en entier, il y en a plein qui apprécieront.
Messieurs Destatte et Beyen ont l art de faire marche arrière ! Est-ce qu ils connaissent bien l histoire de la Belgique ? Ou alors ce sont des flamingants deguises ! Ont-ils ete a la meme ecole que B. De Wever, lui aussi historien qui lit l histoire a sa façon ? N est-ce pas plutot les flamands qui ont voulu renier les facilites qui etait un contrat en bonne et due forme et qui ont mis l huile sur le feu en revenant sur cette frontiere linguistique que les francophones ne voulaient pas ( pour rappel, majorite flamande contre la minorite francophone deja avant les regions). C’est bien avec cet accord que beaucoup de brabançons se sont retrouves flamands ou wallons sans qu on ait demande leur avis. Vous avez dit democratie ? Ces hommes sont des chevaux de Troie.
4 régions, flamande, bruxelloise, wallonne et germanophone, avec chacune des compétences bien à elles plutôt que cet imbroglio communautaro-régiono-provincio....et finalement ne plus savoir à quelle administration il faut s'adresser. Et bien entendu, s'entendre avec les régions voisines quand des compétences doivent être étendue au niveau national. Agrandir la région bruxelloise ne sera jamais accepté par les Flamands mais il faut quand même trouver une solution pour que cette région, synonyme de 40% de la richesse de la Belgique puisse continuer à être le moteur économique de TOUS les citoyens belges. Exemple: les Flamands, les Wallons et les Bruxellois ont tous intérêt à développer de consort un réseau de communication performant pour désengorger Bruxelles et ainsi économiser un paquet d'argent perdu en déplacement (et aussi la planète vu le coût écologique de ces embouteillages). Pour répondre à Pierroelo, il est clair que le jour où un élu devra renoncer à son mandat s'il veut être candidat pour un autre niveau d'élection, on aura très certainement moins de jeu de chaise musicale avec les candidat suppléants. On pourrait élargir le débat en supprimant la case de tête de liste ce qui aurait pour effet d'élire réellement les personnes qui ont obtenu le plus de voix sur la liste. On pourrait aussi demander à nos élus qui prônent l'austérité à tous les Belges de voter pour diminuer leurs salaires de quelques %. Ne dit-on pas que l'exemple vient d'en haut?
Français de souche, mais Belge d'adoption depuis 57 ans, je me suis intéressé au contentieux Flamands/Wallons, et, habitant au pays des ACEC, je peux vous dire qu'à une certaine époque, les travailleurs flamands qui venaient chercher du travail en Wallonie étaient moins bien traites que les italiens, polonais et turcs qui sont venus quelques années plus tard. J'aime assez l'analyse de Mr Destatte tant dans sa définition des responsablités de la crise actuelle que dans ses hypothèses relatives à son évolution. Dommage que nos politiciens pensent à plus à leur "portefeuille" qu'aux missions qui y sont ratachées.
Ce monsieur semble oublier que les flamands veulent récupérer Bruxelles et ses richesses. Et semble oublier que les accords sur les facilités sont mises à mal.
oula je lis franchement des conneries qu il l écrive en flamand et aille le vendre labas pauvre idiots tant de blabla pour ne pas idre l essentiel de la lutte frncophone qui elle sont clair et protegee par des loi . franchement ce socialiste est en train de nous dire que di rupo vas laisser tomber BHV au mains des racistes renegats de la belgique. et que ce sera pour nous sauver nous wallons et bruxellois. franchement pitoyable comme systeme de replis et dire que plus de 30% de la populations a voter pour se suicider. di rupo est content il sera premier ministre a moins qu une enquete sefasse sur lui et trouve des contentieux. amis bon di rupo est integre lui il a virer les parvenus du partis. et oui que voulez vous c est comme ça de toute maniere c est un feru de travail il a eu en meme temp 3 mandats ministr president de la regions wallone ceci dis il a fait en interim donc on est en droit de ce demander y a t il des personnes assez competente au ps car il est rester 2an et demi il me semble. j oubliais president du ps et mayeur de mons. mais il est grand prince si mes souvenirs sont bon il donnait les emmolument d un de ses mandats au aides pour les etudaints de niveaux universitaires mais bon des renus qui depassaient a peines de 1000€ contres je ne sait combien de millers d € . alors vous inquieter pas brave wallons et francophone avec di rupo vus etes entre de bonnes mains en fait nous allons au suicide collectif
"Détruire le compromis des Belges" ? Moi qui souhaite carrément, de tout mon coeur, la destruction de la Belgique et le rattachement de tout ce qui peut l'être à la France, çà me fait une belle jambe ... Je rappellerai ces vers méprisants de Baudelaire à l'égard de cette Belgique qu'il haïssait tant : "On me demande une épitaphe, "Pour la Belgique, morte ! En vain, "Je creuse et je rue et je piaffe, "Je ne trouve qu'un mot : Enfin !"
Attention, Monsieur ou Madame NUANCES, Monsieur Destatte ne dit pas que la Région Bruxelloise est une machine de guerre contre les Flamands mais que la Communauté Wallonie-Bruxelles est perçues comme telle par ceux-ci. Il dit qu'il y a trois régions, effectivement, et que la Communauté Française devrait disparaître. Quant à Monsieur HENRI 491, il me semble tout de même utile de dire que Monsieur Destatte est un historien, qu'il a donc fait je ne sais combien d'années d'études universitaires ce qui lui donne les connaissances voulues pour s'exprimer. Que ses idées soient partagées pas 5,5 millions de Flamands et de plus en plus de Francophones me fait penser qu'il a peut être davantage raison que Monsieur Maingain et consorts...
Il est faux de prétendre que la Région Bruxelloise est une machine de guerre conre les Flamands. Mais, à la veille de négotiations importantes, il convient à tous les francophones de la communauté Wallonie Bruxelles de serrer les rangs et de veiller à un compromis acceptable par tous!
Dire que je me suis fait traiter de tous les noms pour avoir écrit ici sensiblement la même chose que ce que dit un "wallon pur jus", socialiste par surcroit. A l'évidence Monsieur Destatte le dit mieux et de façon beaucoup plus documentée que votre serviteur mais les conclusions sont les mêmes : pour se disputer, il faut être deux et pour s'entendre, il faut dialoguer avec son adversaire. Les Francophones n'ont rien à gagner à suivre le FDF et à se draper dans une dignité de vierge outragée, teintée dans la masse du plus profond mépris pour les Flamands. Amusant d'apprendre que les Wallons, soit-disant si accueillants et tolérants, ont eu les mêmes réactions, avant 1930, pour les mêmes raisons - prospérité economique et crainte de "l'invasion" par l'autre communauté - que les Flamands aujourd'hui, réputés fachistes. Comme quoi...
Trop facile de dire que la victoire de la NVA a ete favorisee par la defense des interes francophones. La victoire de la NVA est avant tout due a la desinformation des Neerlandophones, de tous les mensonges et contres verités qui circulent en Flandre. Et pas un homme politique flamand n'a eu le courage de retablir un semblant de verité. La victoire de la NVA est due a la lachete des hommes politiques et de la presse flamande.
Ce monsieur doit être licencié sur le champ. Il déforce les positions francophones par cette sortie publique à contretemps. Il oublie le mécanisme de basculement des communes en fonction du recensement linguistique qui a été bafoué par les 300 bourgmestres flamands en 1960. A-t-il été payé pour cela?
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