La nouvelle console portable de Nintendo débarquera en Europe le 5 mars prochain. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle a pris de l'ampleur, passant d'un duo d'écrans de 3,25 pouces de diagonale pour la DSi précédente à 4,20 pouces pour la DSi XL. Soit une augmentation de 93 %, souligne Big N dans un communiqué. Ce double écran place la DSi XL quasiment au niveau de la PSP-3000 (4,3 pouces) et juste devant la PSP-Go (3,78 pouces).
Le stylet lui aussi a été revu à la hausse, présenté désormais comme un stylo à bille qui «augmente le confort de jeu, étend la jouabilité et améliore la maîtrise». Deux couleurs sont prévues, bordeaux et brun foncé, avec «finition brillante sur le dessus et mate sur le dessous pour une excellente adhérence lorsque vous jouez sur une table ou une autre surface».
De quoi donner un nouveau coup d'accélérateur aux ventes de la portable-reine de Nintendo. La famille DS affiche en effet, selon VGChartz, 124,19 millions d'unités vendues dans le monde à ce jour, contre 55,74 millions pour le clan PSP de Sony. Le graphique ci-dessous démontre, si besoin en était, la toute-puissance des DS face aux PSP en termes de courbe de croissance.
Avatar (le film) est déjà un succès au box-office. Sorti le week-end dernier sur les écrans américains, ce film au budget record - 500 millions de dollars, apparemment - aurait d'emblée fait rentrer 73 millions de billets verts dans les caisses du producteur. A quoi s'ajoutent les 159 millions de dollars générés par le reste du monde. Soit un total plutôt coquet de 232 millions.
Avatar (le jeu vidéo) aurait, lui, coûté entre 20 millions et 30 millions de dollars à son éditeur, le français Ubisoft. Et si l'on en croit celui-ci, ce jeu «devrait être un blockbuster et dépasser le million d'unités pendant les fêtes», assure Geoffroy Sardin, directeur général d'Ubisoft, cité par La Tribune sur son site Internet. Quant à l'avenir, il devrait s'écouler 4,2 millions de jeux au total pour l'exercice 2009-2010, «soit un chiffre d'affaires de 109,2 millions d'euros», selon les analystes d'Oddo.
Les analystes boursiers ne semblent guère séduits par les promesses financières d'Avatar. Aurel reste par exemple à la vente sur l'action Ubisoft, avec un objectif de cours de 9,50 euros. A ses yeux, les perspectives ouvertes par les produits dérivés du film sont modestes.
CM-CIC, de son côté, ne conseille plus le titre Ubisoft à l'achat, passant à «conserver». En cause : l'environnement difficile sur la Wii, mais aussi «les incertitudes sur Avatar», qui «rendent ce pari trop risqué». Et d'arguer que le jeu vidéo tiré du film n'a pas reçu de bonnes critiques... contrairement au film lui-même : «Son succès dépendra de celui du film, d'où une visibilité limitée», indique l'intermédiaire. CM-CICC a fort logiquement réduit son objectif de cours à 11,50 euros, contre 13 euros précédemment.
Les graphismes somptueux du jeu vidéo Avatar - et du film, d'ailleurs - cachent-ils du vide côté contenu ? Il semblerait bien, si l'on en croit la plupart des critiques du produit cinématographique, mais aussi du jeu d'Ubisoft.
Pour ne prendre qu'un exemple, Gameblog.fr, par exemple, estime «qu'Avatar n'apportera rien à votre vie ludique» : «La poudre aux yeux que représente cette réalisation graphique splendide - saluons-le - disparaîtra bien vite devant la ringardise de sa structure ludico-narrative. Nous sommes au niveau zéro du game design et c'est bien dommage, car le double gameplay était assez travaillé et avait le potentiel pour construire un jeu sympa dans un univers imposé.»
Un bon résumé de la situation. Pour confirmer ce point de vue, jetons un œil du côté des ventes. Lancé le 1er décembre aux Etats-Unis, le 4 décembre chez nous et prévu pour le 7 janvier au Japon, le jeu Avatar tourne sur un éventail assez complet de consoles : PS3, Xbox 360, Wii, PSP, DS, PC.
Une visite sur le site de VGChartz permet de se faire une idée des premiers jours de vente. Conclusion : comparer avec les blockbusters du moment, du type Modern Warfare 2, serait plutôt cruel. Jugez-en plutôt : 54.077 exemplaires vendus sur Xbox 360, 51.157 sur PS3, 36.922 sur Wii, 6.343 sur PSP et 22.616 sur DS.
Soit un total de 171.115 unités écoulées. Pour sept à dix jours de commercialisation, ce n'est clairement pas le Pérou. D'autant que ledit Modern Warfare 2 a atteint 93.000 unités écoulées sur le seul archipel nippon durant sa première semaine...
Lorsque la première fournée de Final Fantasy XIII sera écoulée, on pourra dire qu'un propriétaire de PS3 sur deux ou presque, au Japon, disposera de son exemplaire. Square Enix, l'éditeur de FFXIII, a en effet prévu un chargement initial de 1,8 million de copies. Sachant qu'il s'est vendu environ 4,02 millions de PlayStation 3 sur l'Archipel, on obtient un ratio de quasiment 2 consoles pour 1 jeu vendu. Ou, plus précisément, de 45 %.
Plutôt impressionnant, si l'on se souvient que le blockbuster Halo 3 affiche, selon VGChartz, 10,5 millions d'unités vendues. Rapporté aux 34,5 millions de Xbox 360, on obtient un ratio de 30 %. FFXIII ferait donc moitié mieux que le tout-puissant Master Chief de Microsoft/Bungie.
Si l'on en croit l'Agence France Presse, qui a fait un petit tour dans les rues nippones, fait état de «centaines de joueurs fanatiques faisant la queue pour s'emparer les premiers d'un exemplaire du mythique jeu vidéo, qui sera lancé en Europe et aux Etats-Unis l'année prochaine». Plus encore, «dans le quartier branché de Shibuya, quelque 350 mordus des jeux vidéo ont fait la queue dans le froid dès l'aube pour acheter un exemplaire». Un jeu particulier, puisque, souligne l'AFP, cette 13e version est «la première à avoir été conçue pour la PS3, équipée d'un lecteur DVD de dernière génération Blu-ray».
Il faut donc s'attendre à de massifs épuisements de stock avec, à la clé, l'éternel lamento de l'éditeur qui «aurait pu faire mieux en satisfaisant davantage de consommateurs». Ceci dit, Square Enix n'est pas trop à plaindre, lui qui réalise un carton énorme avec sa série Dragon Quest, dont le 9e épisode, sur la portable DS de Nintendo, s'est vendu par palettes entières.
Quant à la franchise Final Fantasy, Square Enix dit en avoir vendu 92 millions d'avatars depuis le lancement du premier jeu en... 1986. FFXIII sera disponible en Europe et en Amérique du Nord le 9 mars prochain, à la fois sur PS3 et Xbox 360.
Selon le bureau spécialisé iSuppli, la PlayStation 3 ne coûterait désormais «que» 336,27 dollars à produire. Soit une différence avec le prix de vente aux Etats-Unis (299 dollars) équivalent à 37,27 dollars. Traduction : sur chaque PS3 vendue outre-Atlantique, Sony perd 37,27 dollars. C'est sensiblement mieux qu'auparavant - en octobre 2008, la différence atteignait encore 49,72 dollars, chiffre iSuppli - mais, rapporté au nombre de consoles vendues, cela reste un gouffre financier pour le géant japonais.
Quoi qu'il en soit, Sony est sur la bonne pente, appuie Andrew Rassweiler, analyste chez iSuppli : «Avec chaque révision de la PlayStation 3 depuis son lancement fin 2006, Sony a réduit drastiquement les coûts de production afin d'atteindre le breakeven point pour le matériel et la fabrication aussi rapidement que possible. La dernier version de la PS3 parvient à réduire encore la perte, même avec la réduction de prix de 100 dollars décidée l'an dernier aux Etats-Unis.»
Proche ou pas de gagner (enfin) de l'argent avec ses consoles, Sony n'en réfléchit pas moins à de nouveaux moyens de monétiser ses services aux joueurs. Dans une interview à Nikkei Japan, Masayuki Chatani, executive vice president et chief technology officer de Sony Computer Entertainment, a ainsi laissé entendre que son groupe envisageait plusieurs scénarios.
«Nous ferions face à de sérieuses difficultés si nos activités reposaient uniquement sur un modèle sell-and-forget , a-t-il indiqué. Nous ne nous arrêtons pas après avoir vendu le hardware : nous continuons à vendre nos produits, tels que du contenu et des services.» Fort logiquement, «nous pouvons toucher de l'argent d'un nombre croissant de manières : outre l'achat du jeu vidéo lui-même, il existe des systèmes comme les abonnements mensuels et l'achat ponctuel d'éléments particuliers.»
Le vice-président exécutif de SCE ciblait visiblement des titres spécifiques, comme les jeux vidéo en ligne massivement multijoueurs. Mais des rumeurs persistantes font état d'une réflexion, menée par Sony, en direction d'un système «à la Xbox Live», le grand concurrent de son PlayStation Network. Autrement dit, un système par abonnement.
Les Spike Video Game Awards 2009 ont été attribués le week-end dernier. Les résultats donnent une bonne idée du marché vidéoludique de 2009... où l'on voit triompher la PS3, qui héberge à la fois le «jeu de l'année» (Uncharted 2) de 2009 et le jeu le plus attendu de 2010 (God of War 3). Joli doublé.
Très logiquement, Uncharted 2: Among Thieves est aussi le meilleur jeu de l'année sur PlayStation 3 (et remporte au passage le prix des «meilleurs graphismes»). Sur Xbox 360, il s'agit de Left 4 Dead 2, tandis que New Super Mario Bros. Wii triomphe tout aussi logiquement - vu son départ commercial - sur la console de Nintendo.
Quant à God of War 3, si l'on en croit John Hight, directeur du développement chez Sony (cité par le site spécialisé Gameblog.fr), «l'intégralité du jeu est finie. Nous n'y ajoutons plus rien. Nous sommes en phase de beta, donc nous faisons beaucoup de play-testing , nous affinons le jeu pour s'assurer qu'il est fun , qu'il a le bon niveau de complexité et, bien sûr, nous l'optimisons pour qu'il soit le plus fluide possible.»
Rendez-vous en mars 2010 pour la suite des aventures de Kratos sur PS3. Toujours une exclusivité pour la next-gen de Sony, faut-il la rappeler, pour la plus grande joie du géant nippon... et de ses actionnaires.
D'autant que Reggie Fils-Aimé, patron de Nintendo America, n'avait pas hésité à prédire que le dernier avatar du plombier moustachu surclasserait, aux Etats-Unis, la galette d'Activision. Et d'y ajouter d'emblée deux nuances de poids : le jeu de Big N dépasserait celui d'Activision mais sur Xbox 360 «ou» PS3, pas les deux ensemble ; ce serait sur «toute la saison des ventes de fin d'année», «donc d'ici aux chiffres NPD de janvier».
En attendant les chiffres de janvier, on peut d'ores et déjà se pencher sur ceux de novembre fournis par le même NPD. La conclusion est sans appel : Modern Warfare 2 est un carton titanesque. En trois semaines de commercialisation aux States, il a totalisé 4,2 millions d'unités éculées sur Xbox 360 et 1,87 million sur PlayStation 3, soit un joli total de 6,07 millions. Il occupe ainsi les deux premières places des charts US de novembre, devant Mario Wii (1,39 million).
Voilà pour le territoire américain. Au niveau mondial, les estimations de VGChartz permettent également de se faire une idée. New Super Mario Bros. Wii pointe à 2,21 millions d'exemplaires diffusés, contre 6,34 millions de MW2 sur la next-gen de Microsoft et 4,13 millions sur celle de Sony, soit 10,47 millions au total. Cinq fois plus que le jeu de Nintendo.
Il faut dire que le blockbuster d'Activision a commencé très, très fort, avec 8,03 millions d'unités vendues dès sa première semaine (4,89 millions sur Xbox 360 et 3,14 millions sur PS3). Précisons néanmoins que les dates de sortie de ces jeux ne sont pas tout à fait les mêmes, puisque Mario Wii est sorti après Modern Warfare 2 au Japon et aux Etats-Unis, mais l'a précédé dans le «reste du monde».
Enfin, et pour rassurer Nintendo, on observera que Wii Sports continue de régner sur les ventes de jeux vidéo : pour sa 158e semaine, il arrive tout de même à un total cumulé de 52,24 millions d'unités. Et malgré une longévité à toute épreuve, il est encore parvenu en tête des ventes mondiales pour la semaine du 28 novembre (976.902 unités), devant... Mario Wii, Wii Fit Plus et Modern Warfare 2 (Xbox 360), la version PS3 n'arrivant qu'en 7e place du classement.
Le dernier avatar du plombier moustachu a, semble-t-il, explosé le record de ventes de la Wii durant les premiers jours de commercialisation, détenu jusqu'à présent par Super Smash Bros. Brawl. Selon le site du magazine Famitsu (notamment relayé ici), le jeu New Super Mario Bros. Wii se serait ainsi écoulé à près de 1 million d'exemplaires au Japon. Ou, plus précisément, à 936.734 unités en quatre jours seulement, loin devant les 816.000 de SSBB en janvier 2008.
Pour le reste du monde, on peut se référer aux chiffres préliminaires avancés par le spécialiste VGChartz sur son site fin novembre. Avec près de 900.000 exemplaires diffusés aux Etats-Unis durant la première semaine, NSMB Wii pointait d'emblée à la 4e place des meilleurs lancements de jeu en 2009, toutes consoles confondues, derrière Modern Warfare 2 (sur Xbox 360 et PS3) et Halo 3: ODST (Xbox 360).
De quoi, aussi, doper les ventes de Wii sur le territoire américain, en plus d'une classique hausse des ventes en période de vacances. Le même mouvement est observable en Europe (et autres), souligne encore VGChartz, où il se serait vendu 400.000 New Super Mario Bros. Wii durant ses deux premiers jours d'existence commerciale. Le meilleur score pour un jeu Wii, à l'exception de Wii Fit et de Mario Kart Wii.
Nintendo doit d'autant plus se frotter les mains que ses jeux - cela est mondialement connu - coûtent nettement moins cher à produire que ceux de la concurrence, beaucoup plus gourmands en prouesse technologie et, le cas échéant, en licences commerciales. En outre, Big N produit un jeu comme le dernier Super Mario en interne. Autrement dit, tout le bénéfice tombe dans son portefeuille. Et comme il gagne de l'argent sur chaque console vendue, on peut dire que Nintendo gagne sur tous les tableaux sans risque l'emphase.
La rumeur d'un retour du King of pop sur console reprend du poil de la bête. Nouveau jeu vidéo ou simple retour du Michael Jackson's Moonwalker de 1990 ? Aux dernières nouvelles, il s'agirait plutôt de la seconde option.
Une fiche, dans les listings de du PEGI (l'organisme de classification par âge des logiciels de divertissement en Europe), concernerait ainsi ce jeu qui a déjà près de 20 ans. Il serait ainsi disponible au téléchargement sur le WiiWare, la console virtuelle de Nintendo.
Quant à savoir si les nouvelles générations permettront au Roi de la pop de (re)faire un carton sur consoles, la question reste ouverte. Rappelons aux joueurs frais émoulus que le sieur Jackson a fait d'autres incartades dans l'univers vidéoludique : tous les détails (et les vidéos) ici.
Des ventes presque triplées durant la semaine close le 12 juillet : la DSi/DSlite de Nintendo peut remercier le tsunami Dragon Quest IX. Le jeu de Square Enix/Level 5 s'est vendu à plus de 2 millions d'exemplaires, excusez du peu.
Les charts nippones rendent (encore) hommage, cette semaine à la DSi/DSlite de Nintendo. La console portable de Big N s'est en effet négociée à 128.363 exemplaires entre le 6 et le 12 juillet, des années-lumière devant la PSP de Sony (26.527), la Wii (22.141). Et ne parlons même pas de la PS3 (9.864), de la Xbox 360 (3.561) et de la PS2 (3.508), s'il vous plaît.
Un succès toujours aussi insolent mais qui, cette fois, s'explique plus particulièrement par l'incendie commercial créé par le seul jeu Dragon Quest IX sur DS. De son nom complet «Dragon Quest IX : Protectors of the Starry Sky», il s'en est écoulé 2,319 millions d'unités durant cette même période. Même le tout-puissant Wii Sports, en sa version Resort, reste essoufflé au bord de la route (103.000). Le premier jeu non-Nintendo pointe à la 4e place (tout de même), mais avec 24.000 exemplaires monnayés (tout de même).
Ce n'est pas comme ça que la PSP rattrapera son retard. D'autant qu'au plan mondial, la DS totalise 106,01 millions de consoles vendues, pour 48,5 millions de PSP, soit des parts de marché de 68,6 % et 31,4 % respectivement (chiffres VG Chartz).
Une vidéo du jeu pour fêter ça - car des ventes de DS presque multipliées par trois grâce à un seul jeu, ça le mérite :
Les chiffres d'affaires derrière les lignes de code
Un jeu vidéo, ce n'est pas que de l'amusement high-tech pour masse béate : c'est aussi un enjeu économique majeur. Ce blog a pour but de décoder les succès planétaires et les échecs galactiques des géants du videogame . Mais aussi de donner un avis décalé, hors des sentiers battus, sur les stratégies des Microsoft, Nintendo, Sony, Electronic Arts, etc.
L'auteur est journaliste au sein du magazine économique et financier Trends-Tendances .