Générale
La gratuité apparente des réseaux sociaux sur internet (étude)
21/05/2008 13:58
La consommation gratuite des biens proposés par les réseaux sociaux sur internet a pour prix direct l'information que l'internaute fournit aux sites et pour prix indirect la répercussion des montants publicitaires des annonceurs dans le prix des biens de consommation courante, souligne une récente étude universitaire.
En décidant de s'affilier à une plate-forme du Web 2.0, telle que YouTube, FaceBook ou MySpace, l'utilisateur accepte en fait de lui céder gratuitement les informations personnelles qu'il dépose sur cette plate-forme. Celle-ci pourra alors la vendre aux annonceurs, qui cibleront davantage leur publicité, constate Xavier Wauthy, de l'Institut de recherches économiques et sociales (IRES) de l'UCL. "Dans cette perspective, l'accès aux services de la plate-forme est bel et bien payant (au sens du coût d'opportunité) dans la mesure où l'utilisateur cède gratuitement une information qu'il aurait pu vendre", souligne-t-il. Conséquence indirecte, les montants publicitaires investis par les annonceurs sont répercutés dans le prix auquel les biens de consommation courante sont vendus. "En bout de course, nous payons toujours", conclut Xavier Wauthy, pour qui la gratuité qui caractérise l'utilisation des sites du Web 2.0 se résume à un système de tarification, apte à maximiser le trafic sur le réseau et donc l'audience potentielle. (FLO)

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